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Que es tu vida, alma mia ? cual tu pago ?,
Lluvia en el lago!
Que es tu vida? alma mia, tu costumbre  ?
Viento en la cumbre !
Como tu vida, mi alma, se renueva ?
Sombra en a cueva !,
Lluvia en el lago !,
Viento en la cumbre !,
Sombra en la cueva !
Lagrimas es la lluvia desde el cielo,
Y es el viento sollozo sin partida,
Pesar la sombra sin ningun consuelo,
Y lluvia y viento y sombra hacen la vida.

(Romancero del destierro)

 

Qu'est-ce que ta vie, mon âme, quel est ton salaire ?
Pluie dans le lac !
Quelle est ta vie, mon âme et quel est ton climat ?
Vent sur la crête !
Comment se vivifie ô mon âme, ta vie ?
Ombre dans la caverne !,
Pluie dans le lac !
Vent sur la crête !,
Ombre dans la caverne !
Larmes, la pluie du haut du ciel !
Sanglot perpétuel, le vent !
Tristesse inconsolable, l'ombre !
Et pluie et vent et l'ombre harmonisent la vie?

 

 

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Manuel de UNAMUNO :  Bilbao - 1864 , Salamanque 1936 .
" Al'âge de 16 ans il s'espagnolisait à Madrid où il suivit les cours de philosophie et de lettres...C'est à la  plus pure tradition castillane que se rattache sa pensée et son oeuvre. Mais si l'arbre de Guernica l'a enfanté, si Madrid la formé, Salamanque l'a nourri."

" Chaque fois que je parle de moi, de mon espagne ou de tout autre chose, je parle d'elle".

 

SALAMANCA

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O   Salamanque, entre tes pierres d'or
Les étudiants apprirent à aimer
Cependant que les champs qui t'entourent livraient
Leurs fruits juteux !

Au fond du coeur je garde
La force de ton âme ; et quand moi je mourrai
Garde, ô ma Salamanque d'or,
En toi mon souvenir.

Et lorsqu'à son couchant le soleil flambera
Le brocart de ton or séculaire,
En ta langue, héritière de l'éternité,
Proclame que je fus.

 

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Oh, Salamanca, entre tus piedras de oro
Aprendieron a amar los estudiantes
Mientras los campos que te cinen daban
Jugosos frutos !

Del corazon en las honduras guardo
Tu alma robusta; cuando yo me  muera
Guarda, dorada Salamanca mia,
Tu mi recuerdo.

y cuando el sol al acostarse encienda
El oro secular que te recama,
Con tu lenguaje, de lo eterno heraldo,
Di tu que he sido.


( Préface et traduction de Louis STINGHAMBER )